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Problèmes de traitement de la douleur sensorielle et centrale dans la tendinopathie d'Achille

Contexte et objectifs
La tendinopathie d'Achille est courante chez les coureurs, mais l'étiologie reste incertaine. Une sensibilité élevée à la douleur mécanique peut être un prédicteur d'un risque accru de développer une tendinopathie d'Achille dans ce groupe. Le but de cette étude était de déterminer si la sensibilité locale à la douleur pouvait prédire le développement de la tendinopathie d'Achille chez les coureurs amateurs. L'hypothèse générale était qu'une sensibilité élevée à la douleur serait liée à un risque plus élevé de développer une tendinopathie d'Achille chez les coureurs amateurs.

Méthodes
Quatre-vingt-dix-neuf coureurs masculins récréatifs ont été recrutés et suivis prospectivement pendant 1 an. Au départ et après 500 km de course, le seuil de douleur de pression (PPT) a été évalué au niveau de l'infra-épineux et du tendon d'Achille (AT-PPT). Sur la base de l'AT-PPT au départ, une division médiane a été utilisée pour diviser les coureurs en deux groupes. Les groupes de sensibilité à la douleur élevée ont été définis comme les coureurs affichant un seuil de pression de la douleur inférieur à 441 kPa sur le tendon d'Achille, tandis que le groupe de sensibilité à la douleur faible a été défini comme les coureurs affichant un seuil de pression de douleur supérieur à 441 kPa sur le tendon d'Achille, respectivement. Par la suite, la différence de risque cumulative entre les deux groupes a été évaluée en utilisant la méthode de pseudo-observation.

Résultats
Les coureurs à haute sensibilité à la douleur ont subi des épisodes de tendinopathie d'Achille de 5% (IC à 95%: −0,18 à 0,08) au cours des 1500 premiers km. Aucune différence de risque significative entre les groupes n'a été trouvée à 100, 250, 500, 1 000 et 1 500 km de course à pied.

Conclusions
Aucune association significative n'a été trouvée entre la sensibilité à la douleur mécanique dans le tendon d'Achille et le risque de développer une tendinopathie d'Achille. Cependant, la différence de risque indiquait une association entre une sensibilité élevée à la douleur mécanique et un risque accru de développer une tendinopathie d'Achille. Il est plausible que les changements de sensibilité à la douleur aient été masqués par des covariables non mesurées, telles que les différences de progression / régression du volume d'entraînement et de la vitesse de course entre les deux groupes. Cette étude était de taille limitée, ce qui limitait la possibilité de tenir compte des covariables, telles que les différences de progression / régression de la vitesse de course entre les coureurs. En gardant ces limites à l'esprit, les études futures devraient contrôler le volume d'entraînement, la vitesse et les chaussures de course dans la conception ou en tenir compte dans l'analyse.

Implications
La sensibilité à la douleur du tendon d'Achille ne semble pas être liée à un risque accru de développer une douleur d'Achille en relation avec la course.

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